Croire aux possibles

Croire aux possibles

Avez-vous déjà entendu ces mots ? « C’est comme cela qu’on fait ! » ; « On a toujours fait comme ça ! »… « Toujours » !? A quoi fait référence ce « toujours » au juste ? A la naissance de l’humanité ? A celle de nos grands-parents, de nos parents ? Ou ne serait-ce pas plutôt à notre naissance, à l’histoire de notre courte vie, ces quelques années d’existence et de conscience au fur et à mesure desquels nous avons appris à forger les barrières rassurantes de notre propre réalité ?

Une réalité pourtant cousue de simples bouts de ficelles, ramassés au hasard de nos déambulations sur notre chemin… Éducation, lectures, rencontres influentes ou expériences variées ; petit bout par petit bout, nous avons tissé la pelote de notre conscience partielle et partiale.

La vérité est en fait beaucoup plus vaste et dynamique. Elle est composée de toutes ces pelotes de vies passées et présentes. Chacune détenant une infime partie d’une réalité tellement plus complexe et étendue. C’est en croisant ces perceptions partielles du tout que l’on accède à une vision (un peu) plus claire de ce qui fut, est, et cherche à émerger… Car rien n’est figé ! Tout bouge, grandit, meurt et renait dans un cycle autonourri d’apprentissages et d’évolutions perpétuelles.

C’est grâce à cette dynamique complexe que la vie met à notre disposition chaque jour une infinité de possibilités, sans cesse renouvelées. Pour y accéder librement, il s’agit de prendre de la distance avec le cadre restreint de nos croyances, connaissances et habitudes, et d’accepter de prendre le risque de croire qu’une autre façon de faire, d’être ou de vivre nous est accessible.

Le germe de cette réalité en devenir existe déjà dans nos rêves, dans nos aspirations les plus profondes, celles qui nous signifient qu’une vie dans laquelle nous serions plus vrai, plus épanoui, attend que nous fassions confiance à sa capacité à se matérialiser, pour exister pleinement. En posant un premier acte vers la réalisation de ce rêve, les zones d’ombre sur sa mise en œuvre s’éclairciront au fur et à mesure. Car si nous savons rester ouverts et confiants en leur existance, nous développerons tout naturellement notre capacité à voir, comprendre et saisir, les opportunités, solutions, ou orientations dont nous avons besoin pour avancer. Elles n’ont jamais cessé d’être là, à attendre que nous soyons prêts à les accueillir.

Si nous acceptons de prendre individuellement ce risque nous pourrons alors donner collectivement vie à cette maxime : « Ce n’est pas la société qui fait l’homme, mais l’homme qui fait la société ». Car nous possédons tous cet infini pouvoir de questionner ce qui est et ainsi de faire vivre nos rêves d’une société plus harmonieuse. En faisant fi des discours normatifs – internes ou externes – qui nous emprisonnent dans une réalité passée, nous ouvrirons alors un espace d’expression à cette précieuse part de nous-même qui sait déjà que la matérialisation d’une autre réalité, dépend de notre capacité à croire aux possibles.

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